Le Gargano et les Murge - Passeggiate - Randonner hors des sentiers battus

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Le Gargano et les Murge

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Le Gargano, montagne du soleil
Le Gargano est un imposant promontoire de la péninsule italienne qui s'avance dans la mer Adriatique, lui valant le surnom "d'éperon de l'Italie". Seule montagne entièrement située dans la région des Pouilles, c'était à l'origine une île, rattachée progressivement à la terre ferme par l'accumulation de dépôts alluvionnaires venus surtout du torrent Candelaro. Constitué essentiellement de roches calcaires, riches en plaques et nodules de silex, le massif culmine à 1055 m d'altitude au Mont Calvo (Mont chauve), aux pentes arides et pierreuses. Sa morphologie karstique comporte de nombreuses grottes, fréquentées depuis la préhistoire. La bande littorale septentrionale, basse et sablonneuse, où se trouvent le lac côtier de Varano et le lac de Lesina, contigu, devient peu à peu abrupte dans sa partie méridionale, avec de hautes falaises calcaires qui enserrent de petites plages de sable fin. L'intérieur est en grande partie recouvert par la forêt ombrienne autour du promontoire, constituée de hêtres, de pins et de chênes verts, formant le cœur du Parc national du Gargano qui s'étend sur environ 121118 hectaresSur les pentes ensoleillées poussent diverses espèces d'arbres, oliviers, amandiers, orangers, poiriers et pommiers sauvages, des aubépines entourées de lentisques, de genévriers, de plants de thym, de ronces, de figuiers de Barbarie, et un très bel arbre, le caroubier, dit "arbre du diable". Dans les clairières et les zones de steppe, fleurissent des orchidées sauvages, nombreuses dans le Gargano, représentées par 56 espèces et 5 sous-espèces. Dans cette végétation luxuriante, peut-être la plus riche d'Italie méridionale, s'insèrent des villages qui ont conservé leur plan antique, avec leurs rues tortueuses et leurs maisons blanches. La faune y est aussi remarquable, attestée par la présence, entre autres, du chevreuil (une des rares espèces autochtones) et parmi les oiseaux, de pics dont certaines espèces très rares. 
 
Le Gargano, terre de pèlerinages
Le patrimoine archéologique et historique du Gargano est particulièrement riche. La présence humaine remonte au paléolithique, comme l'atteste la grotte Paglicci. Alors que le mésolithique est peu renseigné, dès le début du néolithique, à l'aube du VIème millénaire avant J.-C., les traces d'occupation sont abondantes et bien documentées, visibles par exemple dans les mines de silex de la région de Peschici, de Vieste et de Mattinata, et plus tard, dans les sépultures de l'âge du fer. Dès le Moyen Âge, le Gargano est marqué par une grande ferveur religieuse. Les pèlerins se rendaient en grand nombre au sanctuaire du Mont Sant'Angelo, dédié à Saint Michel. Les nombreux graffitis qu'ils ont laissés sur les murs témoignent de leurs origines très diverses. On y voit même des noms anglo-saxons, gravés au VIIIème siècle, et des inscriptions runiques, les plus méridionales que l'on ait observées. Plus récemment, la renommée de Padre Pio a perpétué cette tradition de pèlerinages. 
 
Le Murge
Le nom Murge dérive du mot latin murex qui signifie roche aiguë ou pointue. Les Murge sont une région du centre des Pouilles qui s'étend sur 4000 km², essentiellement sur les provinces de Bari et Barletta-Andria-Trani, les provinces de Taranto et Brindisi vers le sud, jusqu'à Matera à l’ouest. Elles forment un vaste haut plateau karstique de forme quadrangulaire, bordé par la rivière Ofanto et la plaine de Tavoliere di Foggia au nord, la dépression messapique qui la sépare du Salento au sud, la mer Adriatique au nord-ouest et la plaine de Brindisi au sud-est. Les plus hauts reliefs occupent la zone nord-ouest, l'Alta Murgia : Torre Disperata (686 m), Monte Caccia (682 m), Monte Serraficaia (673 m) et Monte Scorzone (668 m). La végétation y est pauvre, de type méditerranéen. Les roches sont essentiellement calcaires fossilifères datant de la période géologique du Crétacé (145,0 à 66,0 millions d'années avant notre ère). La structure karstique du terrain est associée à de vastes dolines, des "gravines", des gouffres et de nombreuses grottes. Les plus grandes dolines se trouvent près d'Altamura, Gravina et Molfetta, et la plus grande grotte de l'Apulie, près de Castellana. Les gravines sont caractéristiques de la partie méridionale des Murge. La gravine est une érosion karstique comparable à un canyon américain bordé de hautes parois rocheuses verticales, certaines atteignant les 100 mètres de profondeur. La plus importante est celle de Gravina in Puglia. Plus au sud, dans la Bassa Murgia, les terres sont beaucoup plus fertiles, avec principalement des oliveraies. On y trouve aussi des vignobles, des champs d'amandiers, de mûriers et d'autres arbres fruitiers. 
Habitées depuis la préhistoire, le Murge conservent encore des vestiges datant du paléolithique, comme la grotte des chauves-souris, et du néolithique, tels les nombreux villages fortifiés entourés de tranchées. Le Parc de la Murgia Materana, près de la Basilicate, est réputé pour ses 150 églises rupestres. La présence de communautés monastiques, bénédictines et byzantines, est attestée jusqu'au haut Moyen Âge. Durant plusieurs siècles, l'économie murgienne a reposé sur l'agriculture et l'élevage des moutons. Jusqu'au XIXème siècle, les terres appartenaient à de riches propriétaires qui y pratiquaient l'agriculture extensive tournée vers l'élevage du bétail, des moutons et des chèvres. De nos jours, l'activité est tournée vers l'extraction du marbre au nord, la production d'olives et de vin, et la confection de meubles. 
 
La Murgia dei Trulli
C'est dans la Murgia dei Trulli, plateau situé entre les villes de Bari, Brindisi et Tarente, que se trouvent les fameux trulli, ces maisons typiques de la région aux murs de pierre très épais recouverts d'un enduit blanchi à la chaux et au toit conique constitué de lauses, les chiancarelle, disposées de manière inclinée et concentrique. Il s'agit, selon le cas, d'un habitat temporaire ou saisonnier dans les champs ou d'un habitat permanent de petits paysans et d'ouvriers agricoles. Le trullo élémentaire, de plan circulaire, servait le plus souvent d'abri temporaire pour le bétail, les fourrages ou le paysan lui-même. Le trullo, de plan carré, était soit isolé, soit partie intégrante d'un groupe de trois, quatre ou cinq trulli, ayant chacun sa coupole et disposés en file ou en amas, formant un ensemble où chaque trullo correspondait à une pièce différente : cuisine, chambre, étable, local pour les denrées ou les outils, four, citerne. Les trulli se sont considérablement développés au cours du XIXème siècle, au moment du morcellement des grandes propriétés en petites parcelles louées, et durant ces dernières décennies, de l'extension de la viticulture.  On en rencontre des témoins isolés dans la campagne mais aussi de véritables agglomérations comme à Alberobello dans la province de Bari et à Valle d'Itria, la zone la plus riche

Fondé en 2004, le Parc national de l'Alta Murgia englobe maintenant tout le territoire.

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